Je ne suis pas un robot

Lorsque vous étiez en ligne, vous est-il déjà arrivé de voir une boîte à cocher avec la mention « Je ne suis pas un robot »? Vous êtes-vous déjà demandé ce que c’était?

Je ne suis pas un robot

Lorsque vous étiez en ligne, vous est-il déjà arrivé de voir une boîte à cocher avec la mention « Je ne suis pas un robot »? Vous êtes-vous déjà demandé ce que c’était?

C’est une forme de test de Turing permettant de différencier de manière automatisée un utilisateur humain d’un ordinateur, mieux connue sous l’acronyme anglais CAPTCHA (Completely Automated Public Turing Test to Tell Computers and Humans Apart). Ce sont les images distordues qui apparaissent à l’écran et qui contiennent des lettres et des chiffres que l’utilisateur doit saisir avant d’envoyer un courriel, de publier un commentaire ou de faire un achat en ligne.

Ce test a été inventé en 2000 par Luis von Ahn et son équipe à la Carnegei Mellon University. L’objectif des images distordues était de mettre fin aux pourriels et autres communications électroniques indésirables, comme un trafiqueur de billets qui aurait une appli lui permettant d’acheter tous les billets de concert en une fraction de seconde.

Le CAPTCHA part du principe qu’il est plus difficile pour les ordinateurs de déchiffrer les images distordues alors que c’est relativement facile pour les internautes.

Après en avoir fait l’acquisition de cet outil en septembre 2009, Google a ensuite numérisé les archives de New York Times et toute la bibliothèque de Google à l’aide d’un logiciel de reconnaissance optique de caractères (OCR).

Les mots que l’ordinateur n’arrivait pas à déchiffrer ont été versés dans une base de données. Ces mots, surnommés reCATCHA, ont remplacé les images distordues.

Le slogan de l’initiative reCAPTCHA était « Mettons fin aux pourriels, lisons des livres ». À un moment donné, plus de 100 millions de reCAPTCHA étaient lus chaque jour, soit l’équivalent de 2,5 millions de livres par année.

Le système posait toutefois problème pour les internautes ayant une déficience visuelle ou auditive, ou les internautes dyslexiques. Certains sites Web étaient également capables de déchiffrer les reCAPTCHA pour les internautes.

Abolition des reCAPTCHA

Face à ce problème, Google se mit à chercher une solution de remplacement, pour arriver à l’option « Je ne suis pas un robot ». Aujourd’hui, lorsque vous cliquez sur cette option, Google reçoit un appel au protocole HTTP et tout un complément de renseignements utiles, comme votre adresse IP, le mouvement de votre souris, votre pays, l’intervalle entre les recherches effectués avec un navigateur, et certaines autres variables secrètes.

Les renseignements sont ensuite traités par Google à l’aide d’un logiciel d’analyse des risques doté d’une capacité d’apprentissage artificiel. La plupart du temps, le logiciel peut distinguer un robot d’un être humain. Dans un petit nombre de cas, les résultats sont ambigus et l’internaute doit se soumettre à un second test. Ce test consiste habituellement en une image reCAPTCHA où l’internaute doit cliquer sur toutes les images montrant la devanture d’un magasin. Si après ce test le logiciel a établi qu’il s’agissait d’un internaute humain, le moteur de recherche Google conservera probablement les coordonnées de cet internaute en mémoire et celui-ci n’aura plus jamais à se soumettre à un second test. 

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À propos de l’auteur

Financial and Consumer Services Commission

Nous sommes l’organisme de réglementation des services financiers et des services aux consommateurs du Nouveau-Brunswick. La Commission est chargée de l’administration et de l’application des dispositions législatives provinciales règlementant les industries suivantes : les valeurs mobilières, les assurances, les pensions, les caisses populaires, les compagnies de prêt et de fiducie, les coopératives, et toute une gamme de dispositions législatives en matière de consommation. La Commission des services financiers et des services aux consommateurs est une société de la Couronne indépendante établie par le gouvernement provincial le 1er juillet 2013. Elle est financée à travers les droits réglementaires et les évaluations que paient ceux et celles qui opèrent dans les secteurs réglementés.